Sertissage en acier électro-zingué : gagner du temps sans rien lâcher sur la fiabilité

Sur un chantier de chauffage, le temps passé sur les assemblages pèse lourd dans la marge. Le sertissage en acier électro-zingué règle une bonne partie du problème. C'est un raccordement à froid, sans flamme, rapide à exécuter, et qui tient dans le temps.

Sur un chantier de chauffage, le temps passé sur les assemblages pèse lourd dans la marge. Le sertissage en acier électro-zingué règle une bonne partie du problème. C'est un raccordement à froid, sans flamme, rapide à exécuter, et qui tient dans le temps.

De plus en plus d'installateurs l'utilisent sur les réseaux de chauffage et de refroidissement. Voici ce qu'il faut savoir avant de s'y mettre, et surtout où cette technique fait vraiment la différence.

 

C'est quoi, le sertissage en acier électro-zingué ?

Le principe repose sur des tubes en acier au carbone, galvanisés à l'extérieur par une couche de zinc qui les protège de la corrosion. Les tubes répondent à la norme EN 10305-3. Les raccords intègrent un joint, en EPDM noir dans la version standard.

On insère le tube dans le raccord, on sertit à froid avec une pince équipée d'une mâchoire, et le joint assure l'étanchéité tout de suite. Pas de chauffe, pas de refroidissement, pas de reprise.

Le système est conçu pour les circuits fermés : chauffage, eau glacée et refroidissement, air comprimé, et selon les versions, réseaux sprinkler et solaire thermique. La pression de service tourne autour de 16 bar, sur une plage de -30 à +120 °C avec un joint EPDM.

Point à retenir tout de suite : ce n'est pas fait pour l'eau potable ni l'eau sanitaire. Pour la distribution d'eau de consommation, on reste sur l'inox ou le cuivre. L'acier électro-zingué, c'est pour le circuit fermé.

 

 

Comment ça se pose

  1. Couper le tube bien droit.
  2. Ébavurer l'intérieur et l'extérieur.
  3. Insérer le raccord jusqu'en butée et marquer la profondeur d'insertion.
  4. Vérifier que le profil de la mâchoire correspond au profil du raccord (SA, V ou M).
  5. Sertir. Le joint est comprimé, l'assemblage devient étanche et indémontable.

La plupart des systèmes ont un vrai garde-fou : un raccord non serti n'est pas étanche. S'il y a un oubli, ça fuit à la mise en pression et on le repère immédiatement.

 

Pourquoi les installateurs y passent

Le gain de temps

C'est l'argument numéro un. Sur l'assemblage, le sertissage fait gagner de l'ordre de 40 à 50 % par rapport au soudage ou au filetage. On supprime la préparation de soudure, la chauffe, le refroidissement, le nettoyage et le contrôle. Sur les gros réseaux, avec de la préfabrication en atelier, l'écart se creuse encore.

Pas de flamme

Sans travail à chaud, plus de permis feu, plus de protections lourdes à mettre en place, et un risque d'incendie quasi nul. C'est précieux dans un bâtiment occupé : école, bureaux, hôpital, logement habité. L'intervention est plus rapide et plus discrète.

Un résultat régulier, même sans soudeur expert

Une bonne soudure acier demande de l'expérience et de la régularité. Le sertissage, lui, donne un résultat constant une fois la prise en main faite. Ça aide à intégrer un nouveau technicien et à sécuriser les délais, surtout quand la main-d'œuvre qualifiée manque.

Soudé, fileté ou serti : le comparatif

Critère

Soudage

Filetage galvanisé

Sertissage

Vitesse d'assemblage

Lente

Moyenne

Rapide

Travail à chaud

Oui

Non

Non

Permis feu

Souvent requis

Non

Non

Risque incendie

Présent

Faible

Très faible

Main-d'œuvre spécialisée

Élevée

Moyenne

Réduite

Préfabrication atelier

Difficile

Moyenne

Facile

Régularité du résultat

Selon l'opérateur

Moyenne

Élevée

Coût global de pose

Élevé

Moyen

Réduit

À lire comme une tendance terrain, pas comme une vérité absolue. Les écarts dépendent du chantier, des diamètres et de l'équipe.

 

Là où le sertissage fait vraiment la différence

  • Les bâtiments occupés, où la flamme est compliquée à gérer.
  • Les plannings serrés, avec beaucoup de raccordements à enchaîner.
  • La préfabrication en atelier, qui réduit le temps sur site et les imprévus.

Soyons honnêtes : le sertissage ne remplace pas tout. Sur certaines reprises ponctuelles ou des cas particuliers, la brasure ou le filetage gardent leur intérêt. L'idée n'est pas de tout sertir, mais de choisir la bonne méthode au bon endroit.

 

 

Les points de vigilance à connaître

  • Circuits fermés uniquement. Jamais d'eau potable ni sanitaire avec l'acier électro-zingué.
  • Protection contre l'humidité. L'acier est galvanisé à l'extérieur, mais il craint l'humidité permanente. On évite de noyer les tubes dans une chape ou une maçonnerie humide sans protection adaptée, sous peine de corrosion.
  • Le bon profil. La mâchoire et le raccord doivent avoir le même profil (SA, V ou M). Un mauvais appairage, c'est un risque de fuite et la garantie qui saute.
  • Le bon joint. EPDM noir en standard. Pour les températures plus élevées, il existe une version haute température avec joint FKM. On adapte au fluide et à la température du réseau.
  • Pas de cintrage. Le tube en acier électro-zingué ne peut pas être cintré. Les changements de direction se réalisent avec les raccords adaptés.
  • L'outil entretenu. Une sertisseuse calibrée et des mâchoires en bon état, c'est la base d'un sertissage fiable.

 

Sertisseuses et mâchoires en location

Pas besoin d'investir tout de suite pour s'y mettre. DOFNY propose la location de sertisseuses et de mâchoires (Rems, Rothenberger, Novopress). Pratique pour tester le système, absorber un pic d'activité ou équiper une équipe en renfort le temps d'un chantier.

 

Tout le matériel en stock chez DOFNY

DOFNY stocke les tubes et raccords à sertir en acier électro-zingué du Ø15 au Ø108 mm, ainsi que les accessoires, les sertisseuses et les mâchoires. Les tubes et les accessoires sont de la même marque : l'installateur bénéficie ainsi d'une garantie système complète.

DOFNY stocke à la fois l'acier électro-zingué (EZ) et l'inox. L'inox répond à d'autres usages et contraintes ; un prochain article détaillera les principales différences entre les deux solutions.

Le tout est réparti sur nos 4 dépôts (Liège, Bruxelles, Charleroi, Tournai), avec livraison rapide partout en Belgique. Du petit diamètre aux réseaux techniques, le matériel est prêt à partir, sans casser le rythme du chantier.

Une question sur une référence ou une compatibilité ? L'équipe DOFNY est joignable au 071 41 00 56, et vous pouvez parcourir tout le catalogue en ligne avec vos prix nets et le stock en direct.

 

Questions fréquentes

Le sertissage électro-zingué convient-il à l'eau potable ?

Non. Il est réservé aux circuits fermés : chauffage, refroidissement, air comprimé, et selon les versions sprinkler ou solaire. Pour l'eau sanitaire, on utilise l'inox ou le cuivre.

Quels diamètres sont disponibles ?

Chez DOFNY, les tubes et raccords à sertir en acier électro-zingué sont stockés du Ø15 au Ø108 mm, couvrant ainsi la grande majorité des réseaux de chauffage. Pour les très gros diamètres, on passe sur des assemblages rainurés.

Peut-on encastrer les tubes ?

Oui, à condition de bien les protéger contre l'humidité. On évite le contact direct avec une chape humide ou une maçonnerie sans protection, qui favorise la corrosion.

Peut-on cintrer les tubes en acier électro-zingué ?

Non. Le tube ne peut pas être cintré. Pour modifier la direction du réseau, on utilise les coudes et raccords prévus par le système.

Faut-il une formation spécifique ?

Pas une expertise pointue comme pour la soudure. Une prise en main de l'outil et le respect des étapes suffisent pour un résultat régulier.

Acheter ou louer la sertisseuse ?

Les deux sont possibles. Pour démarrer ou pour un chantier ponctuel, la location chez DOFNY évite l'investissement immédiat.

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