Rénovation chauffage : faut-il encore remplacer une ancienne chaudière par du mazout ou du gaz ?

Face aux évolutions réglementaires et à la hausse des coûts de l’énergie, remplacer une ancienne chaudière au gaz ou au mazout soulève de nombreuses questions. Cet article fait le point sur les avantages, les limites et les alternatives actuelles pour orienter efficacement vos projets de rénovation chauffage.

Entretien avec Gaël Van Ceulebroeck, responsable technique et commercial chez DOFNY Bruxelles

La rénovation reste plus que jamais au cœur du métier des installateurs. Sur le terrain, les mêmes questions reviennent en boucle : peut-on encore installer une chaudière au mazout ? Faut-il systématiquement basculer vers une chaudière à condensation ? Une ancienne chaudière non condensation a-t-elle encore un sens si elle fonctionne toujours ?

Entre contraintes réglementaires, budget client, performance énergétique et réalité technique du chantier, les réponses sont rarement aussi simples que ce que laissent entendre certaines brochures.

Pour y voir plus clair, nous avons échangé avec Gaël Van Ceulebroeck, responsable technique et commercial chez DOFNY Bruxelles. Au-delà de son rôle chez DOFNY, Gaël apporte aussi une solide expérience de terrain : ancien auditeur énergétique, certificateur PEB et formateur IFAPME en chauffage. Un regard particulièrement précieux lorsqu’il s’agit de parler rénovation avec pragmatisme.

Son constat est sans détour : le marché de la rénovation reste immense, mais aujourd’hui, l’installateur doit avant tout raisonner avec méthode.

D’abord le diagnostic. Ensuite la réglementation. Et seulement après, le produit.

 

« En rénovation, on voit encore énormément d’anciennes chaudières »

DOFNY : Gaël, lorsqu’on parle de rénovation aujourd’hui, qu’est-ce que vous rencontrez le plus souvent sur le terrain ?

Gaël Van Ceulebroeck :

Ce qu’on retrouve encore très fréquemment, ce sont des anciennes chaudières mazout, souvent avec corps de chauffe en fonte, mais aussi beaucoup de chaudières gaz atmosphériques et, plus largement, des chaudières non condensation.

Oui, ces installations fonctionnent parfois encore. Mais une chaudière qui démarre n’est pas forcément une chaudière qui reste pertinente.

Beaucoup de ces appareils ont 20, 25 voire 30 ans. Ils consomment davantage, régulent moins bien, offrent un rendement inférieur, et n’ont plus grand-chose à voir avec ce qu’on peut proposer aujourd’hui en matière de confort, de modulation et de maîtrise de la consommation.

Pour l’installateur, la vraie question n’est donc pas uniquement :

« Est-ce que ça chauffe encore ? »

La vraie question, c’est plutôt :

« Est-ce que cette installation a encore du sens techniquement, économiquement et réglementairement ? »

Et dans beaucoup de cas, la réponse est non.

 

« En rénovation, les gains peuvent être très concrets »

DOFNY : Quand on remplace une ancienne chaudière, de quel ordre sont les économies réellement observées ?

Gaël Van Ceulebroeck :

Sur le terrain, on constate souvent des gains très tangibles.

Sur une ancienne chaudière mazout, le remplacement peut fréquemment générer un gain de l’ordre de 20 à 25 %, selon l’état de l’installation, la régulation existante et le profil réel de consommation du bâtiment.

Sur une ancienne chaudière gaz, surtout lorsqu’on remplace une chaudière atmosphérique par une chaudière à condensation, on peut très régulièrement atteindre 30 à 35 % d’économie.

Bien entendu, ce sont des ordres de grandeur constatés en rénovation, pas des promesses universelles.

Le résultat dépend toujours de plusieurs paramètres : le dimensionnement de la chaudière, la qualité de la régulation, les températures de retour, l’état du réseau, les émetteurs existants, et bien sûr le profil d’usage du client.

Mais une chose est claire : quand la rénovation est bien pensée, le gain énergétique est réel.

Et pour l’installateur, c’est un argument extrêmement concret à défendre.

 

« Remplacer une chaudière gaz atmosphérique : souvent le dossier le plus évident »

DOFNY : Quel est aujourd’hui le remplacement le plus évident à proposer ?

Gaël Van Ceulebroeck :

Très clairement : les anciennes chaudières gaz atmosphériques.

Quand on remplace une chaudière gaz atmosphérique par une chaudière gaz à condensation, on passe d’une technologie devenue obsolète à une solution nettement plus performante, avec une meilleure modulation, une régulation plus fine, un rendement supérieur et une consommation sensiblement réduite.

Et surtout, sur le gaz, l’amortissement est souvent rapide.

Sur beaucoup de chantiers, on observe que l’investissement peut être amorti en 3 à 5 ans, selon la consommation réelle du bâtiment, l’état de l’installation et la stratégie de régulation mise en place.

C’est ce qui rend ce type de rénovation particulièrement intéressant : le coût d’accès à une chaudière gaz à condensation reste souvent raisonnable, le gain énergétique est important, et l’argument économique est facile à démontrer au client final.

Pour un installateur, c’est souvent l’un des dossiers les plus logiques et les plus simples à défendre.

 

« Sur le mazout, il faut être plus nuancé… mais cela reste pertinent dans certains cas »

DOFNY : Et côté mazout, quel regard portez-vous aujourd’hui ?

Gaël Van Ceulebroeck :

Le mazout, c’est plus nuancé.

Oui, remplacer une ancienne chaudière mazout peut encore être tout à fait pertinent dans certains dossiers. On améliore le rendement, on sécurise l’installation, on modernise la régulation, on réduit la consommation et on repart sur une base plus fiable.

Mais il faut être transparent avec le client : le retour sur investissement est généralement plus long que sur le gaz.

En pratique sur le terrain, on considère souvent qu’un remplacement mazout bien mené peut être amorti en 8 à 10 ans, parfois plus rapidement si la consommation est élevée, parfois plus lentement si le bâtiment consomme peu.

C’est un point essentiel dans le discours commercial.

Sur le mazout, on ne vend pas seulement une logique de rentabilité immédiate. On vend aussi la fiabilité, la remise à niveau de l’installation, la sécurité, la conformité du chantier et la tranquillité à long terme.

Autrement dit : le mazout n’est plus un choix “réflexe”, mais il peut encore être un choix cohérent, à condition que le dossier le justifie.

 

« La vraie question que tout le monde pose : peut-on encore installer du mazout ? »

DOFNY : C’est probablement la question que tous les installateurs se posent aujourd’hui…

Gaël Van Ceulebroeck :

Oui, sans aucun doute. C’est probablement la question la plus fréquente.

Et la réponse est simple à formuler, mais pas toujours à appliquer : cela dépend de la région, du type de bâtiment et de la nature des travaux.

C’est pour cela qu’il faut absolument éviter les raccourcis.

À Bruxelles, le placement de nouvelles chaudières au mazout est interdit depuis le 1er juin 2025, y compris en remplacement, sauf cas dérogatoires spécifiques. Cette interdiction est confirmée par Bruxelles Environnement.

En Wallonie, le calendrier de sortie du mazout évolue progressivement. Le cadre applicable dépend du type de bâtiment, qu’il soit neuf, assimilé au neuf ou existant, ainsi que du type d’intervention. La Région wallonne a annoncé un durcissement progressif, notamment pour les bâtiments neufs puis, à terme, dans l’existant. Il faut donc vérifier systématiquement la situation réglementaire la plus récente au moment du chantier.

En Flandre, le cadre est déjà plus restrictif depuis plusieurs années : depuis 2022, le placement d’une chaudière au mazout n’est plus autorisé dans certains cas, notamment en nouvelle construction ou en rénovation énergétique lourde, et le remplacement dans l’existant est également encadré, en particulier lorsque le raccordement au gaz est possible.

Le bon réflexe pour l’installateur est donc simple : avant de proposer une solution mazout, il faut toujours vérifier la région, qualifier le type de bâtiment, déterminer s’il s’agit d’un remplacement, d’une rénovation lourde ou d’un assimilé au neuf, puis valider la faisabilité réglementaire avant toute offre.

C’est indispensable.

 

« La cheminée est souvent négligée… alors qu’elle peut faire échouer tout le chantier »

DOFNY : Au-delà du choix de la chaudière, y a-t-il un point technique que les installateurs sous-estiment encore trop souvent en rénovation ?

Gaël Van Ceulebroeck :

Oui, clairement : la cheminée, ou plus largement le système d’évacuation des fumées.

C’est un sujet qu’on voit encore trop souvent traité trop tard sur chantier, alors qu’il peut conditionner toute la faisabilité du remplacement.

Beaucoup d’installateurs se concentrent d’abord sur la puissance, la technologie ou le budget… et oublient qu’une chaudière ne fonctionnera jamais correctement si l’évacuation n’est pas adaptée.

Or chaque chaudière a ses propres contraintes : diamètre admissible, longueur maximale, nombre de coudes tolérés, type de conduit compatible, pression disponible selon le modèle, ou encore configuration ventouse ou cheminée traditionnelle selon les cas.

Sur le papier, tout semble parfois simple. Sur chantier, c’est souvent beaucoup moins évident.

On se retrouve régulièrement face à des situations où le conduit existant n’est pas exploitable, où le diamètre ne correspond pas, où la longueur est trop importante, où l’accès pour tuber correctement est impossible, ou encore où certaines contraintes matérielles rendent la solution prévue irréalisable.

Et si ce point n’a pas été vérifié en amont, les conséquences peuvent être lourdes : impossibilité de mise en route du matériel, fonctionnement dégradé ou instable, défauts de combustion, mises en sécurité répétées… voire, dans les cas les plus graves, des situations réellement dangereuses.

C’est typiquement le genre de détail qui n’en est pas un.

En rénovation, une chaudière peut être parfaitement choisie sur le plan thermique… et totalement inadaptée si la cheminée n’a pas été anticipée.

 

« Tout le monde n’a pas le budget pour une chaudière mazout à condensation »

DOFNY : Si le client souhaite rester en mazout mais dispose d’un budget serré, que conseillez-vous ?

Gaël Van Ceulebroeck :

C’est une réalité de terrain : tout le monde n’a pas le budget pour une chaudière mazout à condensation.

Une chaudière mazout à condensation est une excellente solution sur le plan technique, mais elle implique aussi un investissement plus élevé. Et dans certains dossiers, le budget bloque immédiatement.

Dans ce contexte, il faut rester pragmatique.

Chez DOFNY, une solution qui revient régulièrement dans les échanges avec les installateurs, c’est la gamme SIME ESTELLE. Il s’agit de chaudières mazout au sol avec corps de chauffe en fonte, particulièrement intéressantes pour des projets de rénovation où le client cherche une solution simple, robuste et accessible.

On retrouve d’ailleurs bien cette gamme au catalogue DOFNY, avec des modèles Estelle en fonte et un positionnement tarifaire d’entrée de gamme cohérent pour ce type de dossier.

Selon la puissance et la configuration, on se situe généralement dans une enveloppe très compétitive, ce qui en fait une réponse concrète pour les installateurs qui cherchent une solution robuste, cohérente en rénovation, compatible avec un budget plus serré, et adaptée à certains chantiers spécifiques.

Point essentiel : la conformité produit, notamment en matière d’ErP ou d’écoconception, ne suffit jamais à elle seule à autoriser le placement.

C’est toujours la réglementation régionale applicable au chantier qui prime.

 

« La gamme ESTELLE, c’est une vraie réponse terrain »

DOFNY : Pourquoi cette gamme fonctionne-t-elle bien auprès des professionnels ?

Gaël Van Ceulebroeck :

Parce qu’elle répond à un besoin réel.

Sur le terrain, on a encore beaucoup de clients qui disposent d’une installation mazout existante, d’un réseau déjà dimensionné pour ce type de fonctionnement, d’un budget limité, et pas forcément de la possibilité technique ou financière de basculer immédiatement vers une solution plus premium.

Dans ce contexte, la gamme SIME ESTELLE a du sens.

Elle permet de proposer une solution claire, abordable, robuste et réaliste pour une rénovation.

C’est exactement le type de produit que les installateurs apprécient, parce qu’il correspond à la vraie vie du chantier, pas à une configuration idéale sur papier.

 

« Sur le haut de gamme mazout, Buderus reste une référence »

DOFNY : Et si l’installateur cherche une solution plus premium ?

Gaël Van Ceulebroeck :

Dans ce cas, on parle naturellement de Buderus.

Chez DOFNY, certaines références restent très connues des professionnels.

La Buderus GB125 est une référence reconnue en rénovation mazout, appréciée pour sa réputation sur le terrain et sa fiabilité. La Buderus GB105 est une solution intéressante pour les installateurs qui recherchent un bon compromis qualité / prix dans l’univers Buderus. Et la Buderus KB195 s’inscrit davantage dans un positionnement plus premium, pour des projets plus exigeants.

Quand on cherche une solution durable, sérieuse et bien perçue par le client final, Buderus reste une valeur sûre dans l’esprit de nombreux installateurs.

👉 https://www.dofny.be/nos-marques/3251-buderus

 

« Le bon installateur ne vend pas une chaudière. Il pose d’abord un diagnostic. »

DOFNY : Si vous deviez résumer la bonne approche pour un installateur aujourd’hui ?

Gaël Van Ceulebroeck :

La bonne approche, c’est de ne jamais partir du produit.

Il faut d’abord analyser la chaudière existante : son âge, sa technologie, son rendement, son état général et son historique de pannes. Ensuite, il faut regarder l’énergie disponible : gaz naturel, mazout, citerne existante, contraintes d’évacuation et possibilité éventuelle de raccordement.

Il faut aussi parler franchement du budget réel du client. Pas le budget théorique. Le vrai budget.

Puis vient le cadre réglementaire local : la région, le type de bâtiment, le niveau de rénovation, et le fait qu’on soit dans un simple remplacement ou dans une situation assimilée à du neuf.

Le retour sur investissement attendu compte également. Certains clients cherchent une rentabilité rapide, d’autres veulent surtout une solution fiable, simple ou cohérente avec une future transition énergétique.

Et il y a un point que j’insiste vraiment à ne pas sous-estimer : l’évacuation des fumées. En rénovation, l’état du conduit existant, la compatibilité avec la chaudière envisagée, le diamètre disponible, la longueur admissible, la faisabilité du tubage et les contraintes d’accès sur chantier doivent être validés très tôt.

C’est seulement après ce diagnostic qu’on choisit la bonne solution.

Aujourd’hui, un bon installateur n’est pas celui qui pousse une marque ou une technologie par réflexe.

C’est celui qui sait dire au client :

« Dans votre cas précis, voilà ce qui est cohérent. »

 

Ce qu’il faut retenir pour vos chantiers de rénovation chauffage

Pour les installateurs, la rénovation reste un marché extrêmement porteur. Et dans beaucoup de dossiers, la bonne réponse n’est pas toujours la plus “évidente” sur papier.

Une ancienne chaudière gaz atmosphérique est souvent une excellente candidate au remplacement. Le passage vers une chaudière gaz à condensation permet fréquemment d’atteindre 30 à 35 % d’économies, avec un investissement qui peut souvent être amorti en 3 à 5 ans.

Sur une ancienne chaudière mazout, on peut souvent viser 20 à 25 % de gain, mais le retour sur investissement est généralement plus long, souvent de l’ordre de 8 à 10 ans selon le bâtiment et son usage.

Si le budget est plus serré, une chaudière mazout au sol bien positionnée peut encore rester pertinente… lorsque la réglementation l’autorise.

Et surtout, il ne faut jamais oublier un point essentiel : l’évacuation des fumées et la compatibilité de la cheminée doivent toujours être vérifiées avant validation du matériel. En rénovation, c’est un point critique encore trop souvent sous-estimé.

En matière de mazout, comme en matière de choix technique global, l’installateur doit toujours valider le cadre réglementaire avant de proposer ou de chiffrer.

 

Découvrez les solutions DOFNY pour vos rénovations chauffage

Chez DOFNY, nous accompagnons les installateurs avec une logique simple : proposer des produits cohérents, disponibles et réellement adaptés à la réalité du terrain.

Pour les budgets plus serrés en mazout, la gamme SIME ESTELLE constitue une solution intéressante. Il s’agit d’une chaudière mazout au sol avec corps de chauffe en fonte, particulièrement pertinente dans les rénovations où le client souhaite rester sur une solution fiable avec un budget maîtrisé.

Pour une rénovation mazout plus premium, la Buderus GB125 reste une référence reconnue par de nombreux installateurs, appréciée pour sa qualité perçue et sa réputation en rénovation.

La Buderus GB105 représente une solution pertinente pour les dossiers où l’on cherche un positionnement sérieux et accessible.

Enfin, pour les projets plus exigeants, la Buderus KB195 s’inscrit dans une logique plus premium, lorsque la qualité, la finition et le positionnement haut de gamme comptent réellement.

 

Un projet de remplacement… ou une réflexion plus large ?

Dans certains cas, le remplacement d’une ancienne chaudière peut aussi ouvrir la porte à une solution hybride avec pompe à chaleur. Tout dépend de l’installation existante, du niveau d’isolation, des émetteurs et du budget disponible. Si vous êtes face à ce type de projet, l’équipe DOFNY peut vous accompagner pour évaluer la faisabilité et vous orienter vers la solution la plus cohérente sur le terrain.

 

Besoin d’un conseil technique pour un chantier ?

Chaque rénovation est un cas particulier.

Les équipes de DOFNY vous aident à orienter votre choix selon le type de chaudière existante, l’énergie disponible, le budget réel du client, le cadre réglementaire et la logique technique du chantier.

Parce qu’un bon remplacement commence toujours par le bon diagnostic.

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